samedi 4 août 2012

jeudi 7 janvier 2010

Bye

Je ne trouve pas le temps pour alimenter ce blog. Un jour, j'en suis certaine. Yep !

samedi 21 novembre 2009

Jusqu'au samedi suivant

Et actuellement dans notre espace de la rue Etienne Marcel : c’est officiel ! -40% de matière grasse sur les prix de notre Nylon ! N’ayez crainte : sa fabrication reste gourmande et léchée. Choisissez la structure qui vous ressemble : le trait de vinyle – miroir et glacé ou le zeste de cuir, mat et poudré. Trois parfums sont à volonté : chocolat hautement torréfié, réglisse et menthe. Liposuccion de -30% sur les prix de certains cuirs itou. « Venez donc m’en retirer quelques grammes un peu, aussi, pour voir ».

vendredi 20 novembre 2009

Et je n'y arrive pas

D’un côté, les femmes que je dessine me semblent être exclusivement vivantes dans mon imaginaire et complètement « inadaptées » à la réalité.
De l'autre, des femmes avec une audace visuelle aussi généreuse existent vraiment dans la réalité. J’en aperçois pour d’en vrai dans la rue ou sur le Net.
De ces dessins, je ne sais pas vraiment qu’en dire quand j’en ai terminé un. Je ne sais plus quels mots, quels détails sur quelle femme ni quelle femme m’ont emporté. (« Menteuse »).
Allez ! Un peu.D’où me vient-elle cette « image » ? J’écoutais quelque chansonnette du groupe Abba. Sur la pochette de l’album, les frisettes de la rousse m’ont botté. Par contre, pour la chemisette s’arrêtant sous la poitrine, c’est la blonde qu’a gagné la queue du Mickey. Me fallait une taille haute : j’ai horreur des courants d’air. Un pantalon inspiré du vestiaire des hommes et du flamenco a fait l’affaire. Et puis, ma foi : le « petit » Félix d’un après-midi de chien à l’épaule en couple avec les bottines de Chie Mihara ont conclu doucement « l’excentricité » de la silhouette.

mardi 10 novembre 2009

J'arrive


Rencontres numéro 3 : les références fifties du volume Frida d'Un après-midi de chien, le quadrillage du genre « j’ai goûté au diabolo grenadine en Ecosse et j’en ai écrit le souvenir dans la page de l’étole » Epice, la bottine crispée de Chie Mihara.

Frida > Aux origines de sa conception, la forme d’un sac-bowling des années 1950. En croûte-velours avec cette odeur typique de la peau présentée sur l’envers : douce amère, oxydée. Enfin, ce sont mes narines qui m’en rapportent ces termes. Une peau rasée très fin, toute douce que l’on caresse. Un gris nuageux évoluant au fil des heures selon l’éclairage du temps. Ce sac est causant, j’entends par là qu’à le manipuler, les fermetures roucoulent d’étranges onomatopées en « r » et qu’au rangement des quelques préciosités qui y séjournent, quelque écho s’en échappe. Comme lorsqu’on feuillette du bout des doigts le corps d’une contrebasse. J’informe de son prix car il est d’antan et que vous ne le trouverez physiquement qu’ici : 190 euros frappés.

L’étole SW919 > 70x200cm. Ah ! Avec elle, j’ai coursé bien loin. Le rythme de son quadrillage m’a rappelé d’abord l’élément scolaire qu’est la page à grands carreaux d’un cahier puis le titre d’un film de Diane Kurys sorti en 1977 (ici). De loin cependant, un genre d’esprit Tartan écossais s’en dégage. L’esprit du clan. Il y a du caractère dans ces rayures se superposant. Une valeur sûre au tissage sucré : fils d’orgeat, grenadine, orange, réglisse…

Les bottines Valetta de Chie Mihara > Nous ne sommes plus à l’école-là, quoique : un peu de jargon « technique » parce que ça le mérite. C’est de l’agneau qu’a subi le roulement de galets dans de l’eau très chaude, par vagues infernales d’où cet effet de rides superbement marquées. Cette peau est épaisse et plissée. Haute et perchée par le talon vous serez, 9cm. Oubliez-en vite toute appréhension car d’instinct, vos pieds avanceront. D’instinct. Je répète : en 8 lettres…

mardi 27 octobre 2009

Seconde rencontre par quatre cette fois, de notre saison d’hiver : Les yeux se ferment au toucher du triple noir de Nathalie d'Un après-midi de chien, un chemin tapissé de plates feuilles par Epice, la jambe voilée de Chantal Thomass avec en privé, une coquetterie bien placée et les trotteurs signés Chausser.

Nathalie > Ce cabas plus long que large, je n’y voyais rien les yeux ouverts alors j’ai fermé et touché. Ainsi, dans l’obscurité la plus complète c’est donc en les fermant que j’ai pris connaissance de ses noirs.

La fronce du drap de laine résonne dans les doigts. Je pianote et pince le dénivelé profond du drapé. Ma main découvre les boucles du tricot formant la fleur et s’échauffe, j’y circule à grande vitesse. Puis le majeur s’en va se tiédir la pulpe sur le cuir. Le cuir a passé par un vieillissement prématuré : sec, souple et ciré. Je ré-ouvre. Et découvre l’existence d’un fil. Blanc et en pointillés. Je l’avais sauté. Pourtant sans lui, aucune chance de plonger dans le drapé du drap, de dessiner des 8 sur 3 fleurs pour atterrir sur le cuir. Un grand bol d’oxygène tout ce noir.

L’écharpe SW954 > 60x180cm. Vous aviez deviné hein ? Les petits bouts que vous posez sur vous, s’ils me causent, ça m’en raconte.
Cette écharpe est une plate-bande de feuilles dévorées, les miettes même y dessinent un chemin : en fait, un motif d’inspiration cachemire écrasé graphiquement pour lui donner plus d’actualité que d’Histoire. Ce sont du vert qu’a bronzé à l’automne, du blanc qui s’écoule d’une pierre calcaire, laiteux et du turquoise, lumineux comme le réseau sanguin d’une fougère. Elle est un morceau de sous-bois, craquante et chaude. Tissage tripartite, vous jouerez alors des 3 couleurs précitées selon votre instinct du matin.
Le porte-jarretelles de Chantal T.
> Je ne vais en causer qu’une fois de ceux-ci car vous les retrouverez tout le temps, à toutes mes sauces dans les dessins… Bon sang ! Les dessins !!!
Bref, ces effets de « porte-jaja et tout » sont le sexe avec la classe incarnés. Coquettes et coquines, vos 2 tiges vous le confirmeront : le sentiment divin n’est pas exclusivement réservé à la moitié supérieure de notre anatomie, d’en bas aussi nous pouvons parfaire le chemin qui y mènera. Texturés haut-de-gamme, ces collants, bas-up ou mi-bas chaussent vos muscles avec une fermeté toute élastique. Ils restent fragiles alors vous ne leur en voudrez point si par excès de conquête, la bague de Monsieur en zèbre le tricotage.
Les trotteurs de Chausser > J’écrivais « dessin » pour Mihara, j’écris « calligraphie » pour les modèles de ce designer japonais. Ses cuirs sont lisses et solides, ce trotteur il vous le signe d’un trait votre peton. Littéraires et poétiques. Sobres et soulignés, la peau de chacun de ses modèles a baigné dans le charbon, le cognac, l’ardoise crayeuse, le miel… Sages, ils méritent le dégivrage complet du reste de votre discours textile ou bien, de filer vers un univers basique des plus pur et nettoyé.